Article écrit par Virginie

Voici un petit récit de mon expérience en tant que DMT sur la petite île de Nusa Penida située à une quarantaine de minutes en bateau de Bali.

Ma relation avec la plongée a commencé très tôt car j’ai décidé, afin de suivre les traces de ma famille essentiellement constituée de plongeurs aguerris, de passer mon Open Water à l’âge de 10 ans. Cette première expérience s’est faite dans mon pays natal, la Suisse. Une visibilité de 5-6 mètres les bons jours, un espoir de croiser le chemin d’une écrevisse de temps en temps m’ont étonnement motivé à poursuivre sur cette voie en réalisant mon Advanced à Marseille quelques années plus tard en compagnie de mon petit frère. J’ai depuis continué plus ou moins régulièrement à explorer les fonds marins en Suisse (bien évidemment), en France, Espagne, Egypte, Tunisie et j’en oublie probablement. 

plongée nusa penida dmt

À l’âge de 24 ans, après un séjour à Bali qui m’a mis des paillettes dans les yeux, j’ai décidé d’y revenir afin d’essayer d’y faire ma vie, du moins quelque temps. Après avoir rejoint quelques amis indonésiens rencontrés quelques mois auparavant sur l’île de Nusa Penida, je me suis retrouvée à une soirée entourée essentiellement de professionnels de la plongée. Au fil des discussions j’ai finalement fait mon choix, je resterais ici et me formerais dans le milieu de la plongée.

Deux jours plus tard le « contrat » était signé, je commencerai mon Divemaster une semaine plus tard. L’aventure a donc commencé avec des plongées plus belles les unes que les autres mais qui m’ont également confrontée à certaines peurs. Effectivement, les sites de Nusa Penida sont bien connus pour leurs courants pouvant être très forts, « Arus Kuat » comme disent les Indonésiens. Mais n’est-ce pas la plus belle manière de progresser et de gérer son stress ? Je pense que oui. Entourée d’une équipe de professionnels bien à l’écoute j’ai appris à repérer les signes annonciateurs d’un courant ainsi qu’à gérer sa présence. C’est maintenant avec plaisir que je me laisse emporter par le courant en plongée, tant qu’il n’est pas trop fort quand même ! La nature reste bien plus forte que nous…

Nusa Penida Bali

Plonger dans cet environnement m’a également permis de rencontrer de belles créatures que je n’aurais jamais pensé pouvoir côtoyer dans ma vie ; requins, raies mantas, mola mola et même des dauphins (mon rêve de petite fille) !

Le DMT n’est cependant pas uniquement constitué de plongées, il a également fallu se mettre à aider à la gestion du centre ainsi que se plonger dans les centaines de pages de théorie. Cette dernière n’était pas de tout repos mais m’a permis d’apprendre énormément d’éléments passionnants, notamment sur le fonctionnement de notre corps en plongée. L’examen théorique de la science de la plongée a été réussi au premier essai, non sans efforts (et honnêtement sans grande marge de manœuvre) tandis que l’examen de guide plongée a engendré plus de difficultés et j’ai dû le passer à deux reprises.

C’est malheureusement à ce moment-là, à seulement quelques semaines de la fin du DM que ce satané Covid-19 a décidé de jouer des siennes et de m’empêcher de finir mon projet… Mais ce n’est que partie remise et je me réjouis de prochainement pouvoir rechausser mes palmes afin de partir à la rencontre des magnifiques créatures qui peuplent l’océan.

coucher de soleil Nusa Penida Bali

La suite de l’histoire sera donc à lire tout prochainement, du moins je l’espère…